J'ai automatisé les révisions de ma fille pour 2 centimes par jour
Chaque soir, je perdais 45 minutes à fabriquer des QCM à la main pour les révisions de ma fille. Au bout d'une semaine, j'étais épuisé avant même d'attaquer ma propre journée de travail.
J'ai construit un système qui fait tout ça tout seul, à 7h du matin, dans sa boîte mail. Coût : 2 centimes par jour. Temps de configuration : une après-midi. Voici comment.
Temps de config : 4h
Coût mensuel : 0,60€
Outils : Google Docs, Sheets, Mistral AI
Ce que fait l'outil
Le système envoie chaque matin un email à ma fille avec trois choses :
- Un message d'encouragement personnalisé, différent chaque jour, avec des emojis licorne et cœur.
- Deux questions à choix multiple sur le chapitre du jour, avec les trois réponses et l'explication détaillée.
- Un mini-cours d'anglais de 3-4 lignes sur un thème différent selon le jour de la semaine.
L'email arrive à heure fixe. Elle le lit pendant son petit-déjeuner. Elle coche mentalement les bonnes réponses. En 5 minutes, c'est fait.
Le script se souvient où il en est. Aujourd'hui le chapitre 1, demain le chapitre 2. Dans 30 jours, on recommence au début. Elle n'a rien à configurer, rien à lancer.
Comment ça marche
Trois outils gratuits, tous connectés entre eux :
Google Docs — Le manuel de cours
Un seul fichier avec les 30 chapitres, formatés avec des titres clairs. C'est la source de vérité.
Google Sheets — Le cerveau
Il contient le script qui orchestre tout et garde la mémoire du chapitre en cours. C'est le chef d'orchestre invisible.
Mistral AI — Le rédacteur
Une intelligence artificielle française qui génère les questions et le coaching anglais à partir du texte du chapitre.
Le tout tourne sur les serveurs de Google, gratuitement. Pas de serveur à louer, pas d'abonnement à payer.
Les 3 problèmes rencontrés
L'IA écrivait du code au lieu du texte
Le problème : Mistral retournait du format markdown avec des astérisques pour le gras. Gmail ne sait pas lire le markdown. Résultat : ma fille recevait des étoiles partout dans son email.
La solution : j'ai ajouté une petite fonction de conversion qui transforme les astérisques en vrai gras HTML.
Leçon : une IA ne sait pas dans quel format tu veux le résultat. Il faut toujours lui préciser le format de sortie attendu.
Les clés du JSON avaient des espaces invisibles
Le problème : j'avais écrit mon prompt avec des espaces après les noms des champs. L'IA a reproduit ces espaces. Mon script cherchait "encouragement" mais trouvait "encouragement " (avec un espace). Rien ne s'affichait.
La solution : j'ai nettoyé toutes les clés dans le prompt et ajouté un filet de sécurité qui cherche les deux versions.
Leçon : quand on donne un exemple à une IA, elle le copie à la lettre, espaces inclus. La propreté du prompt est critique.
Trente chapitres, un seul email
Le problème : au début, je voulais tout envoyer d'un coup. L'email faisait 15 kilomètres de long. Illisible.
La solution : un chapitre par jour, avec rotation automatique. Le script enregistre le numéro du dernier chapitre traité et passe au suivant le lendemain.
Leçon : automatiser ne veut pas dire tout envoyer. Parfois, automatiser c'est savoir doser.
Le coût réel
- Temps de développement : une après-midi (environ 4 heures, en comptant les allers-retours de debug)
- Coût de l'IA : environ 2 centimes par jour, soit 60 centimes par mois
- Hébergement : 0€, tout tourne sur Google
- Maintenance : 5 minutes par mois pour vérifier que tout tourne
Pour comparer : c'est moins cher qu'un abonnement Netflix, et ça remplace 45 minutes de travail manuel chaque soir.
Les limites
Soyons honnêtes, l'outil n'est pas parfait.
- Pas de suivi de progression. Le système ne sait pas si ma fille a compris les questions. Il n'y a pas de correction automatique, pas de score.
- Formatage rigoureux requis. Si le Google Doc est mal formaté (titres pas en "Titre 1"), le script ne trouve aucun chapitre. Il faut un minimum de rigueur dans la mise en forme.
- Questions parfois bancales. L'IA peut parfois générer une question maladroite. Sur 30 jours, ça arrive 2 ou 3 fois. On survit.
Les enseignements
1. L'automatisation ritualise l'apprentissage
Avant, les révisions dépendaient de ma motivation du soir. Certaines nuits, je sautais. Maintenant, c'est un rituel fixe, comme le brossage de dents. La régularité bat l'intensité.
2. Un périmètre étroit donne de meilleurs résultats
Deux questions par chapitre, pas trente. L'IA excelle quand on lui demande peu de choses précises plutôt que beaucoup de choses vagues. C'est vrai pour l'IA, c'est vrai pour les humains aussi.
3. Cartographier avant de coder
J'ai passé plus de temps à réfléchir à la structure du Google Doc et au format de l'email qu'à écrire le code. C'est toujours comme ça : 80% du travail est en amont, 20% dans l'éditeur.
Conclusion
Ce projet m'a rappelé une chose simple : l'automatisation n'est pas réservée aux entreprises. Un parent qui veut aider son enfant à réviser peut construire un outil sur mesure, pour le prix d'un café par mois.
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Le code complet de ce projet est disponible sur demande pour ceux qui veulent s'inspirer. Écrivez-moi en commentaire.
Et vous, c'est quoi la tâche répétitive de votre quotidien que vous rêveriez d'automatiser ? Dites-le-moi en commentaire.
Article publié le 29 septembre 2026
Temps de lecture : 4 minutes
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